
Ce
n'est pas un poisson amusant à pêcher, mais son intérêt
culinaire mérite de faire quelques efforts. Elle peut être
comparée à la mouette des rivages ou au corbeau de nos
campagnes car elle se précipite sur tout animal mort. Jadis elle
pullulait dans toutes nos rivières, préférant les
coins sombres, vaseux, les bras morts.
La
folie des hommes a pratiquement réussi à l'éradiquer
de bon nombre de nos ruisseaux et rivières. Qui n'a pas constaté
cette prolifération de barrages, de turbines, de moulins d'opérette
... empêchant l'anguille et les autres poissons d'accomplir leurs
migrations ?
Mais
revenons à nos assiettes ! L'anguille constitue un mets
raffiné, sa taille peut varier de 40 cm à 1 mètre
et sa préparation doit être impérativement adaptée
à sa taille :
- En dessous de 55 centimètres, elle peut être poêlée,
frite, mise en matelote.
- Au-dessus de cette taille elle est généralement plus
grasse et plus dure aussi, nous lui réserverons donc des préparations
plus drastiques : matelote, ragoût, ou même court-bouillon.
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Un
détail d'importance, j'épiaule toujours l'anguille
et ce pour deux raisons principales :
- Elle est ainsi plus facile à cuire (on constate facilement
le degré de cuisson).
- Et c'est tout bonnement meilleur !
Comment
l'épiauler, c'est à dire ôter la peau ? Tout
simplement avec un vulgaire Opinel, inciser la peau juste derrrière
la tête, soulever légèrement la peau et à
l'aide d'un chiffon quelconque saisir la peau décollée
et tirer avec force et continuité jusqu'à la queue.
Pour les plus grosses j'utilise, tout bêtement, ma ficelle
à dépouiller les lapins pour les pendre et rendre
ainsi l'opération moins astreignante.
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