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Un poisson qui mérite que l'on s'y attarde un peu, tout d'abord rejeté un temps (il y a 20 à 30 ans) pour un goût particulier, une chair un peu molle, il n'avait pas la cote ...

Et pourtant, la daurade grise ou la daurade royale (plus fine, à la chair plus ferme que la précédente) pourrait encore épater bien des palais de gourmets ! Je sais qu'actuellement nous trouvons chez nos poissonniers plus de daurades d'élevage que de sauvages, mais je vous assure qu'à l'instar du saumon ou du saint-pierre, elle est bonne, même très bonne.

J'ai pris l'habitude de la cuisiner simplement :

- Au four : oignons en fines lamelles, une branche de thym, 2 feuilles de laurier, 2 cuillerées à café de court-bouillon en poudre, 50 ml d'eau tiède, une rangée de tomates coupées en tranches, la daurade est légèrement poivrée et salée sur les deux côtés, une nouvelle rangée de tomates (bien mûres, de Rennes ou de Nantes), 4 noisettes de beurre salé baratté.
Le four sera préchauffé (thermostat 7), cuisson thermostat 8 (chaleur tournante), 10 minutes de chaque côté, à la mi-temps, arroser copieusement avec le jus de cuisson. Servir avec des pommes de terre, ou choux-fleurs, ou épinards.

- Au court-bouillon, mais gare à la cuisson, la chair se défait assez facilement, d'où l'intérêt d'une poissonnière et de la rampe de cuisson qui va avec, mais qui en a encore ?

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