
Chacun
dentre vous a certainement vu, au moins une fois, ce curieux coquillage,
lors dune promenade sur une grève ou une plage. Effectivement
il ressemble, lorsquil est vivant et comporte donc deux parties
accolées, à un manche de couteau comme on les faisait
dans le temps.
Quand
nous étions enfants nous nous tordions de rire en voyant pêcher
ceux que nous appelions "les Parisiens et qui étaient
simplement des gens étrangers à la région.
Nous,
nous pêchions avec des baleines de parapluie emmanchées
sur un bout de bois. En voyant deux petits trous côte à
côte, il nous suffisait denfoncer notre outil dans le sable,
de donner un quart de tour et de tirer, opération inverse pour
le décrocher et ainsi nous en ramassions environ une cinquantaine
chacun en une demi-heure.
Nos
Parisiens sescrimaient eux avec leur sac de sel pour
faire remonter les pieds de couteaux, ceux-ci croyant la marée
arrivée. Dautant quen personnes non habituées,
ces pauvres gens se trompaient très souvent de trous et déposaient
leur sel sur des trous de coques ou de vise en lair !! Bref,
vous nêtes pas là pour lire du Pagnol breton (excusez
moi du peu), alors ...
Ce
coquillage ne se mange pas seul habituellement mais est excellent mélangé
à des coquilles St-Jacques à la bretonne (enfin, une des
centaines de recettes affublées de ce nom), mais aussi au ragoût
de fruits de mer, ou dans un méli-mélo de coquillages
farcis. Il doit de toute façon être haché menu
ou mixé, car il est vraiment dur.